L’intervention pro-statique de François Hollande, dont tout le monde parle, serait-elle davantage une intervention de « confort » qu’une nécessité médicale?? Opéré en février 2011, il se serait prêté, à Cochin, à une résection chirurgicale d’adénome, probablement en prévision de l’élection présidentielle. « Le gold standard de la chirurgie de l’HBP, c’est la résection endoscopique trans-urétrale, la RTUP », précise le Pr Pascal Rischmann, urologue au CHU Rangueil de Toulouse. Cette technique, indiquée après échec du traitement médical, permet de retirer des petits morceaux de tissu adénomateux, des « chips », au niveau de la prostate transitionnelle.
Les suites sont généralement simples avec 5% de risque de complications (infections, sténoses secondaires à des cicatrices rétractiles, etc). Dans 95% des cas, la RTUP permet de faire disparaître les symptômes de dysurie, pollakiuries et les urgences mictionnelles. « A partir de 40-45 ans, le tissu prostatique devient hyperplasique de manière physiologique. Il devient hypertrophique et symptomatique dans 3 cas sur 5. » A 59 ans, le président « normal » n’échappe donc pas à la règle. Et il n’aurait, après cette intervention, pas plus de risques que la moyenne de développer un cancer. « Il rejoint le risque de la population générale », souligne le Pr Rischmann.
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