Emmanuel Macron a prévu d’augmenter la CSG de 1,7 point et, en contrepartie, de supprimer les cotisations maladie (0,75 %) et chômage (2,4 %) payées par les salariés.
L'enjeu est d'augmenter le pouvoir d'achat des actifs et de faire reposer le financement de la protection sociale sur une base élargie. Mais cette réforme divise les experts, comme l'a montré un débat organisé par la chaire « Transitions démographiques, transitions économiques », CHAM, l'Institut Montparnasse (MGEN) et la Caisse des Dépôts. Pour Jean-Martin Cohen Solal, délégué général de la Mutualité Française, la CSG est « légitime » pour financer les dépenses de santé. « La FNMF privilégie un financement sur une assiette la plus large possible. La CSG nous semble l'impôt le plus homogène. » Moins enthousiaste, Michel Yahiel (France Stratégie) s'est dit « inquiet » sur la faisabilité du chantier, qui réclame un effort supplémentaire aux retraités. Des résistances sont à craindre. « Les dindes votent rarement pour Noël », assure le commissaire général. Selon un sondage BVA, les salariés sont majoritairement (56 %) hostiles au projet du gouvernement. Claude Le Pen, économiste à Paris Dauphine, juge cet impôt « intéressant » mais reste circonspect sur le « tout CSG ».
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