Qui dira l’irresponsabilité d’un « professeur de médecine », entendu sur toutes les ondes ces derniers jours, appelant à retirer du marché des dizaines ou des centaines de molécules absorbées quotidiennement par des centaines de milliers de patients, prescrites par des milliers de médecins bénéficiant d’AMM officielles.
Alors, tous pourris ? Tous nuls ? (les médecins, les politiques, les administrations…) ? Sauf bien sûr le « professeur » qui s’érige en juge suprême, décide que les chercheurs du public sont incompétents, lui qu’on a vu annoncer à la télévision il y a quelques années, sans publication scientifique, la découverte retentissante (mais hélas totalement fausse) du traitement du sida (la cyclosporine !) en compagnie d’une ministre adepte de médecines parallèles…
Qui s’inquiétera de la détresse des patients dont on décrédibilise les médecins, les médicaments ? Que leur dire ? Qu’un médicament est par essence
potentiellement dangereux quelles que soient les précautions prises ? Que la santé publique n’a jamais autant progressé depuis 40 ans et que c’est grâce aux médicaments ? Nous sommes hélas impuissants pour l’heure à endiguer le raz de marée de l’irrationnel… Dans ce contexte, la démagogie et le sang à la une gagnent encore une fois…
Décidément, la soif de notoriété à tout prix est une maladie sans traitement…
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