Dévoilant une progression de 4,1 % des cotisations santé perçues en 2016, AG2R La Mondiale n’a visiblement pas souffert du basculement des contrats individuels vers les contrats collectifs (dans le cadre de la complémentaire pour tous les salariés). André Renaudin, son directeur général, s'est montré ce jeudi plus confiant que jamais dans l’avenir des assurances complémentaires.
La branche « santé et prévoyance » a généré un résultat certes limité de 53 millions d’euros (grâce aux produits financiers qui permettent de compenser les frais). « La légère dégradation en santé de 0,2 point et la pression concurrentielle augmentent avec l’ANI [accord national interprofessionnel], même si on est loin du tsunami annoncé. Cela pèse surtout sur les marges... », reconnaît André Renaudin, directeur général d’AG2R La Mondiale.
Érosion de 3,9 % en santé individuelle
L’offre de santé collective ANI atteint 1,5 milliard d’euros avec une progression de 8,2 %. André Renaudin ne constate en revanche qu’une érosion de 3,9 % des contrats de santé individuelle.
La mise en place de nouveaux accords de branche en santé et en prévoyance a permis au groupe AG2R La Mondiale de consolider ses positions dans le pôle alimentaire qui couvre plus d’un million de salariés et 115 000 entreprises, le pôle coiffure avec plus de 110 000 salariés et 400 000 entreprises, et celui du travail temporaire avec 2,9 millions de salariés couverts. En 2016, 28 nouveaux accords ont été conclus en santé pour 30 000 entreprises affiliées et 140 000 nouveaux bénéficiaires. Des initiatives de téléconsultation pour les travailleurs non salariés sont testées depuis peu, en accord avec certaines agences régionales de santé.
Dans cette période d'entre-deux-tours, André Renaudin affirme avoir procédé à une lecture relativement « sereine » des programmes proposés tant par Emmanuel Macron que Marine Le Pen. « La vraie question reste le nom du prochain ministre de la Santé et je ne fais aucun pronostic », précise-t-il. Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018 sera déterminant. « Nous avons déjà connu tellement d’avatars réglementaires ces dernières années qu’il n’est pas possible de s’attendre au pire », conclut-il.
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