L’INSTITUT de veille sanitaire (InVS) publie le bilan 2010 des cas de botulisme humain. Sept foyers, tous familiaux, ont été recensés, avec au total 24 malades. Le taux d’incidence, de 0,38 par million d’habitants est plus élevé que dans les années 2006-2008 mais du même ordre que celui observé depuis 1991 ; pour les vingt dernières années, le taux moyen s’établit à 0,43 par million d’habitants. Les départements les plus touchés sont la Vienne (avec en moyenne annuelle 5 cas par million d’habitants), l’Allier (4,1), l’Indre (2,6) et la Haute-Vienne (2,4).
Le taux élevé de la Vienne tient notamment aux cas enregistrés en 2010, avec 3 toxi-infections alimentaires collectives (TIAC) à botulisme ayant entraîné 14 (58 %) des 24 cas de l’année. Pour l’ensemble de la France, les 7 foyers étaient d’origine alimentaire, dont 5 TIAC. Les aliments mis en cause étaient des conserves de légumes familiales pour 2 foyers et du jambon de fabrication artisanale ou familiale pour les cinq autres.
Les principaux symptômes étaient une dysphagie (85 % des cas), une sécheresse de bouche (82 %), des troubles de l’accommodation (67 %) et une diplopie (56 %). Vingt malades ont rapporté au moins un signe digestif, principalement des vomissements, de la constipation ou de la diarrhée. Six malades ont présenté une paralysie du diaphragme, deux d’entre eux avaient également une paralysie des membres. Dix-huit patients ont été hospitalisés et 8 ont eu besoin d’une assistance respiratoire. Un adolescent est décédé à la suite d’un botulisme de type A – premier décès enregistré depuis 1999. La toxine de type A a été retrouvée dans un autre foyer et la toxine B dans trois foyers.
Pour l’InVS, il est donc important de maintenir la vigilance.
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