Imagerie interventionnelle

Les hôpitaux universitaires de Strasbourg se dotent d’une plateforme multimodale 4D

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Publié le 01/03/2018
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Installée depuis quelques semaines dans le pôle d’imagerie dirigé par le Pr Afshin Gangi, la nouvelle plateforme d’imagerie multimodale a été développée par la société Toshiba Médical (devenue Canon en janvier 2018) et combine une salle d’angiographie de dernière génération, un scanner 4D mobile sur rail et un écran large.

Au-delà des perspectives qu’elle offre, avec en premier lieu des phases de traitements combinés dans le même temps opératoire, cette nouvelle installation témoigne du succès des partenariats innovants menés par les HUS et certains industriels. Celui passé avec Toshiba, qui a remporté fin 2016 l’appel d’offres lancé par l’établissement, permet en effet au groupe japonais de continuer à perfectionner son équipement en situation réelle, l’hôpital bénéficiant pour sa part d’une réduction substantielle du prix de l’installation. Les HUS ont établi quelques partenariats du même ordre avec d’autres fabricants biomédicaux, ce qui favorise l’installation d’équipements performants tout en respectant les cadres budgétaires imposés.

Réunir radiologues et chirurgiens pour des prises en charge complexes

De plus, constatent les promoteurs de ces accords, « l’innovation attire l’innovation », amenant ainsi d’autres industriels à se tourner eux aussi vers ce type de coopérations. Si cette nouvelle salle d’imagerie multimodale est la troisième en France, son utilisation dans le cadre d’une prise en charge multiorganes peut, si besoin, être combinée à la chirurgie, ce qui constitue une première en Europe. Pour le Pr Gangi, la salle hybride, en réunissant pour une intervention unique et simultanée plusieurs spécialistes aux compétences autrefois distinctes, en premier lieu les radiologues et les chirurgiens, facilite la prise en charge de cas de plus en plus complexes. Les HUS estiment que plus de 3 000 patients, parfois venus de fort loin, pourront bénéficier cette année d’une prise en charge de pointe dans cette nouvelle salle. En 2018, les HUS poursuivront le développement de leurs deux plateaux d’imagerie, avec 2 IRM et un scanner supplémentaires répartis sur leurs deux sites.

De notre correspondant Denis Durand de Bousingen

Source : Le Quotidien du médecin: 9644