L’extraction d’une 7e dose des flacons Pfizer autorisée par le ministère de la Santé

Par
Publié le 15/03/2021

Crédit photo : VOISIN/PHANIE

L’affaire avait fait grand bruit il y a une semaine. Invité de LCI, le Dr Jean-Paul Hamon, médecin généraliste et président d’honneur de la FMF, s’était insurgé que le centre de vaccination de Clamart (Hauts-de-Seine) ait dû jeter une cinquantaine de doses de vaccin anti-Covid Pfizer-BioNtech, les médecins n’ayant pas reçu l’autorisation de l’ARS d’Île-de-France d’extraire 7 doses par flacon.

Voulant sans doute couper court à la polémique, le ministère de la Santé a pris note de la demande des professionnels de santé et dans un contexte de forte pénurie, a décidé d’autoriser sous condition l’extraction d’une 7e dose. Cette décision intervient plus de deux mois après que l’Agence européenne du médicament eut autorisé « l’utilisation de l’extra-volume présent dans les flacons de vaccin, considérant qu’il correspondait à une sixième dose ».

« Aucune dose ne doit être jetée », clame la DGS

La Direction générale de la Santé a annoncé la possibilité d’extraire une 7e dose des flacons Pfizer le 12 mars dernier dans un DGS-Urgent. « Aucune dose du vaccin Pfizer-BioNtech qui peut être extraite à partir d’un même flacon ne doit êêtre jetée », a clamé le Pr Jérôme Salomon, directeur général de la Santé. Concrètement, le vaccin Pfizer-BioNTech dispose d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) qui prévoit que chaque flacon (0,45 ml) contient 6 doses (de 0,3 ml chacune après dilution). « Pour extraire six doses d’un flacon unique, des dispositifs d’injection (aiguilles + seringues ou kits d’injection) à faible volume mort (inférieur à 35 μl) doivent êêtre utilisés », précise la DGS.

Or, il est parfois possible d’extraire une 7e dose. « Compte tenu du fait que cette situation ne se rencontre que ponctuellement, il revient aux professionnels de santé, sur le terrain et au cas par cas, d’estimer si l’obtention d’une 7e dose dans la solution résiduelle du flacon est possible, en veillant au respect des bonnes pratiques applicables », conclut le Pr Salomon.

Sur les réseaux sociaux, des médecins ont ironisé sur la décision jugée tardive des autorités, avec une bonne dose d’humour.


Source : lequotidiendumedecin.fr