« UNE FOIS de plus, nous avons été trompés ». Pour la CSMF, la coupe est pleine ! Son pôle AOC (anesthésistes, obstétriciens et chirurgiens), présidé par le Dr Jaqcues Caton, revient sur les « reniements » successifs sur le secteur optionnel, « objectif essentiel pour les professions exerçant en plateaux techniques lourds ». Promis dès 2004, négocié en 2009, acté dans la convention médicale en 2011, le secteur optionnel n’est toujours pas près de voir le jour. Faute de visibilité, la Mutualité française refuse de s’engager sur la solvabilisation de nouveaux compléments d’honoraires. De son côté, le gouvernement a proposé, dans le cadre du PLFSS, la mise en place d’un secteur optionnel uniquement réservé aux spécialistes de secteur II mais occultant la situation des praticiens bloqués en secteur 1, anciens chefs de clinique (option que le Sénat a ensuite refusé).
La CSMF-AOC juge que ces aléas « ne nous permettent plus de croire les promesses qui nous sont faites, qu’il s’agisse des tutelles, du gouvernement, de l’assurance maladie, des mutuelles et des assurances complémentaires ». Le syndicat dénonce les honoraires bloqués « depuis près de 30 ans pour nos spécialités » et « une déconnexion entre les tarifs réels et les coûts des interventions ». Conséquence : une augmentation des dépassements, « seule solution pour rendre viable l’économie des PME que représentent nos cabinets ». Dénonçant un « climat de défiance entre les médecins libéraux et les partenaires » et une situation intolérable pour les patients, la CSMF appelle de ses vœux l’adoption d’une « solution courageuse », afin que cesse ce jeu de dupes.
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