Réglementation de la biologie médicale

La communauté universitaire s’émeut des modalités de recrutement

Publié le 24/11/2010
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Crédit photo : S. toubon/« le quotidien »

LES MODALITÉS de recrutement du personnel hospitalier et universitaire dans les disciplines biologiques, qui sont actuellement l’objet d’une proposition de loi examinée par le Sénat, inquiètent la communauté universitaire. La Conférence des présidents d’université (CPU), la Conférence des doyens de facultés de médecine et les présidents des sections médicales du Conseil national des universités et de plusieurs sous-sections (biochimie et biologie moléculaire, bactériologie-virologie-hygiène hospitalière, hématologie-transfusion, immunologie) s’émeuvent de ce que seuls les titulaires d’un DES de biologie médicale puissent obtenir un poste hospitalo-universitaire de biologiste. Ils viennent de publier un communiqué dans lequel ils plaident pour une dérogation en matière de gestion de la biologie dans les Centres hospitaliers et universitaires (CHU). Les signataires veulent d’abord réaffirmer « la grande qualité de formation des biologistes médicaux titulaires du DES de biologie médicale et de sa volonté première d’assurer la nomination de titulaires de ce diplôme à des postes hospitalo-universitaires de biologistes ». Ils réclament toutefois que des candidats médecins ou pharmaciens non issus de cette filière, mais ayant des parcours d’exception, puissent continuer d’avoir accès aux carrières hospitalo-universitaires des spécialités de la biologie médicale en exerçant leur activité hospitalière en CHU avec la pleine responsabilité des actes de biologie. « En dehors de cette condition, l’attraction d’une carrière hospitalo-universitaire pour ces candidats perdrait tout intérêt, tarissant ainsi un certain nombre d’opportunités de recrutement de personnalités de niveau international », indiquent les responsables universitaires. Pour conserver une biologie médicale de très haute qualité, ils demandent que « quelques candidats des disciplines biologiques puissent de façon dérogatoire ne pas satisfaire aux conditions posées par l’ordonnance du 13 janvier 2010 et être ainsi autorisés à exercer en CHU la responsabilité de biologiste médical dans le cadre d’un exercice limité à leur spécialité ».

 CH. G.

Source : Le Quotidien du Médecin: 8862