"Les femmes font désormais preuve de négligence en consultant des médecins sans la présence d'un Mahram (gardien légal), et cela est interdit par la religion", a annoncé cheikh Qays al-Moubarak, membre du Conseil des grands oulémas d'Arabie. Cité par le quotidien Al-Hayat, ce membre de la plus haute autorité religieuse en Arabie saoudite a défendu jeudi, une fatwa interdisant à une femme de se faire ausculter par un médecin en l'absence d'un tuteur.
Sa déclaration intervient après la récente mort à Ryad d'une étudiante des suites d'un malaise cardiaque dans sa faculté où un ambulancier s'est vu interdire l'accès en l'absence d'un tuteur de la fille. "Une visite médicale pourrait amener une femme à montrer des parties de son corps à un médecin. Cela n'est pas permis (...) sauf en cas d'urgence", a encore dit le cheikh. "Les femmes ne doivent se faire soigner par un médecin qu'en l'absence d'une femme-médecin. Si cela se produit, elles ne doivent pas être seules et le médecin ne doit regarder que la partie du corps concernée" par la maladie, a-t-il insisté.
L'Arabie saoudite, royaume régi par une stricte application de la loi islamique, impose de strictes restrictions aux femmes qui ont besoin d'un tuteur pour travailler, voyager ou même se marier. C'est aussi le seul pays au monde où les femmes n'ont pas le droit de conduire.
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