Nouvel élément contentieux dans la polémique autour du dépistage de la maladie de Lyme. Une malade, mère de famille résidant dans le Cantal, a déposé plainte à Paris pour "tromperie aggravée", mettant en cause la fiabilité des tests de diagnostic pratiqués en France, qui auraient "retardé la prise en charge de sa maladie", a indiqué son avocat. La plaignante met notamment en cause "le défaut d'information des laboratoires pharmaceutiques et les autorités sanitaires".
La malade, qui "souffrait d'un mal inconnu depuis des mois", avait subi ces tests qui s'étaient révélés négatifs, selon l'avocat qui a déposé plainte au pôle santé publique du parquet de Paris. Après d'autres examens, elle avait finalement découvert à l'automne dernier sa maladie en faisant passer son dossier médical pour celui d'un chien auprès d'un laboratoire vétérinaire. Selon la plaignante, son cas aurait alors pu être détecté par le PCR, méthode alternative aux deux tests pratiqués chez les humains.
Ce recours intervient alors que, fin septembre, le gouvernement a annoncé un "Plan Lyme" pour améliorer la prise en charge de cette maladie, avec au programme notamment la révision annoncé du protocole officiel de diagnostic et de soins.
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