Ses défenseurs n'en font pas qu'une mesure sociale, mais aussi un véritabble enjeu sanitaire. Tel le sénateur écologiste, André Gattolin qui n'estime "pas possible de contester l'enjeu de santé publique", car il y a un risque d'infection pour les femmes "les plus pauvres" avec une TVA à 20% sur les tampons, les poussant à "en utiliser moins, ou à les garder plus longtemps". Le Sénat s'est donc laisser convaincre, en votant samedi -contre l'avis du secrétaire d’État au Budget Christian Eckert- la réduction à 5,5% du taux de TVA appliqué aux protections hygiéniques féminines, surnommé "taxe tampon", à l'occasion de l'examen du projet de budget 2016.
Les sénateurs ont adopté à main levée une série d'amendements en ce sens déposés par des sénateurs de tous les groupes politiques de la Haute Assemblée. Cette disposition concerne aussi les produits de protection hygiénique pour les personnes âgées. En revanche, les sénateurs n'ont pas étendu cette baisse du taux de TVA aux couches pour nourrissons (toujours 20%), comme l'avaient réclamé plusieurs centristes...
Pour pouvoir entrer en vigueur, ces décisions doit encore être approuvées par l'Assemblée nationale lors de la deuxième lecture du projet de loi de finances. Or en première lecture, l'Assemblée avait, au grand dam des associations féministes, rejeté un amendement socialiste prévoyant la baisse de la TVA sur les protections féminines.
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