LA CRÉATION « forcée », via un amendement de Xavier Bertrand au PLFSS, d’un secteur optionnel exclusivement réservé aux spécialistes AOC de secteur II (anesthésistes, obstétriciens, chirurgiens), mais qui oublie totalement les praticiens titrés bloqués en secteur I, exaspère les spécialistes de la CSMF (UMESPE).
Et le ton monte. Ce syndicat appelle « solennellement » le gouvernement et l’UNOCAM (complémentaires santé) à revenir aux termes de l’accord conventionnel initial sur le secteur optionnel et menace, à défaut, de lancer des actions de « dérégulation tarifaire ». Constatant le « désarroi » des spécialistes libéraux « en particulier ceux de plus de 55 ans ayant des listes d’attente importantes et qui envisagent de se désengager du système conventionnel », l’UMESPE évoque déjà plusieurs initiatives pouvant aboutir à une
« anarchie tarifaire » : exercice « hors convention » pour les médecins de secteur I de plus de 60 ans ayant de longues listes d’attente de rendez-vous au cabinet (ophtalmologie, dermatologie, gynécologie médicale) mais aussi pour les médecins de 65 ans prenant leur retraite CARMF et continuant leur activité.
Et pour l’ensemble des médecins de secteur I, l’UMESPE prépare la « reprise du mot d’ordre de 2002 : affichage d’horaires d’exercice de 45 heures puis, au-delà, rendez-vous sur demande du malade avec facturation de dépassement exceptionnel ».
Le syndicat du Dr Rey donne « un mois » au gouvernement et à la Mutualité française pour tenir leurs engagements sur le secteur optionnel. Faute de quoi, ce mot d’ordre s’appliquera « à partir du 1er janvier 2012 ».
Quatre généralistes font vivre à tour de rôle un cabinet éphémère d’un village du Jura dépourvu de médecin
En direct du CMGF 2025
Un généraliste, c’est quoi ? Au CMGF, le nouveau référentiel métier redéfinit les contours de la profession
« Ce que fait le député Garot, c’est du sabotage ! » : la nouvelle présidente de Médecins pour demain à l’offensive
Jusqu’à quatre fois plus d’antibiotiques prescrits quand le patient est demandeur