« Quand j’arrivais aux urgences et que le soignant s’exclamait : “drépa quoi”, je savais que j’étais foutue. Ce qui est traître, dans la relation au corps médical, c’est qu’en tant que patient, on minimise les douleurs. On me pensait absorbée dans un jeu vidéo sur mon téléphone. Mais non. Je sortais de mon corps, la musique que j’écoutais au casque me transportait autre part. Cette dissociation était tellement énergivore, que je ne répondais plus ».
Dire la douleur, l’impossible condition du soin
- 0 RéactionsCommenter
- Partager sur Facebook
Facebook
- Partager sur X
X
- Partager sur Linkedin
Linkedin
- Partager par mail
Mail
La douleur est à la fois l’objet du soin, et l’inguérissable qui met la médecine en échec. Comment les patients peuvent-ils la dire et les médecins l’entendre ? Une table ronde organisée par l'Institut La Personne en médecine (Université Paris Cité) en mars a donné à entendre les diverses tentatives de raconter la douleur chronique, depuis le XVIe siècle.
Les médecins du XVI au XVIII siècles réfléchissaient déjà aux manières d’exprimer la douleur
Crédit photo : GARO/PHANIE
La suite de l’article est réservée aux abonnés.
Inscrivez-vous GRATUITEMENT pour lire une sélection d’articles
Votre inscription nous permet de contrôler le contenu auquel nous avons le droit de vous donner accès en fonction de votre profession (directives de l’ANSM).
Je me connecte
Fin de vie : le Sénat propose en commission une version plus restrictive de l'aide à mourir
Initiative « Big Catch-Up » : plus de 18 millions d’enfants vaccinés et des efforts à poursuivre
« Parmi les livreurs blessés à vélo, deux tiers n’ont pas consulté, ni aux urgences ni en médecine de ville », alertent des chercheurs
Soignants en souffrance : la plateforme SPS relève une explosion des appels des étudiants en santé en 2025