L’oncologie est une discipline où l’innovation thérapeutique comparée à d’autres spécialités s’accélère. Elle est aussi un terreau d`expérimentation pour de nouvelles prise en charge organisationnelles. D’où le fil rouge tendu tout au long de l’édition 2015 des RCFr autour du concept de parcours de soins, parcours de vie. Aujourd’hui, selon la formule de Véronique Trillet-Lenoir, présidente des RCFr, le patient atteint d’un cancer ne doit plus avoir le sentiment d’entrer « dans un parcours du combattant ». Les soignants sont incités à se mobiliser autour de trois mots-clés pluridisciplinarité, coordination et équité d’accès.
Loin de l’incantation sans suite, ils se déclinent autour d’objectifs précis inclus dans le plan cancer III et rappelés par le Pr Agnès Buzyn, président de l’Institut national du cancer (Inca) lors de la séance d’inauguration. « Le patient ne doit plus être seul lors d’une suspicion de cancre, a rappelé Agnès Buzyn. Il faut l’aider à s’orienter dans l’offre de soins. ». Un numéro unique sera créé à destination du médecin généraliste afin de fluidifier le parcours. Des mesures simples témoignent d’une attention à la qualité de vie aujourd’hui dans la phase active du traitement mais aussi pour demain. Afin d’optimiser au mieux les jeunes, l’enseignement à distance fourni par le Cned sera désormais gratuit jusqu’à la maîtrise. Quant au droit à l’oubli, il fait désormais l’objet d’un consensus. Un enfant guéri avant 18 ans d’une leucémie par exemple n’aura plus à déclarer un cancer auprès de sa compagnie d’assurance. Les adultes soignés pour un cancer des testicules et de la thyroïde bénéficieront du même dispositif.
La confiance assumée dans l’avenir repose aussi sur la conservation de la fertilité dès l’annonce du diagnostic. En 2016, un service dédié sera disponible 365 jours sur 365 au sein de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris afin d’assurer cette protection. Mais ce « souci de soi » passe aussi par plus d’« hospitalité » et davantage de services. « Le patient n’a pas seulement un cancer », rappelle Martin Hirsch. Il y a désormais bien une vie après le cancer.
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