Les protéines de fusion appartenant à la classe des récepteurs de l’activine de type IIa (Sotatercept) et IIb (Luspatercept) apparaissent, de plus en plus, comme des espoirs importants dans le traitement des syndromes myélodysplasiques et des béta-thalassémies. Des données présentées lors du congrès de l’ASH, à San Francisco, confortent ces espoirs.
Ces molécules, découvertes par la firme Acceleron (Cambridge, MA) et co-développées avec Celgene, ont un mode d’action complètement original : contrairement à l’EPO, elles stimulent les précurseurs des érythrocytes à une phase tardive et non précoce, en ciblant la superfamille du TGF beta.
En ce qui concerne le lustanercept, des résultats portant sur des syndromes myélodysplasiques et plus particulièrement chez des thalassémiques montrent que chez les malades ne nécessitant pas de transfusion, le produit augmente le taux d’Hb de 1,5 g/dl au moins (à des doses généralement comprises entre 0,8 et 1 mg/kg). Chez les patients devant être transfusés, l’introduction du lustanercept réduit significativement le besoin transfusionnel et, dans certains cas, le supprime (avec en plus diminution de la surcharge hépatique en fer et la cicatrisation des ulcères de jambes).
La tolérance est bonne, les effets secondaires étant dominés par des diarrhées, myalgies et spasmes musculaires, asthénie…
L’étude portant sur le sotatercept aboutit à des résultats comparables, avec un profil de tolérance un peu différent (nausées, céphalées, dyspnée… avec 6 % d’arrêts de traitement liés aux effets secondaires).
Tous ces essais ont été effectués chez des patients dont beaucoup avaient déjà reçu de l’EPO et, pour certains, de la lenalidomide. Bien sûr, ils doivent être confirmés, mais l’espoir est incontestable.
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