Une stratégie controversée

Syndrome de Guillain-Barré : la ventilation précoce ne réduit pas le risque de pneumonie

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Publié le 07/12/2020

La ventilation précoce des patients atteints de syndrome de Guillain-Barré n’apporte pas de bénéfice, même en se limitant aux formes à haut risque d’insuffisance respiratoire aiguë.

Crédit photo : phanie

Le syndrome de Guillain-Barré touche chaque année 0,6 à 2,6/100 000 sujets en Europe comme en Amérique du Nord. Il peut mener à une insuffisance respiratoire aiguë (IRA). Au décours du syndrome, 30 % des sujets développent une dépendance à la ventilation, avec à la clé un risque accru de décès. Comment l’éviter ? En pratique, le délai optimal avant mise sous ventilation des patients reste très controversé. D’un côté, on sait que l’intubation en urgence peut déclencher une dysautonomie cardiovasculaire, qui peut précipiter la mort, ce qui plaide pour une ventilation précoce.

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