Le ministre l'avait annoncé il y a moins d'un mois, et aujourd'hui la décision est effective : des substances de synthèse dérivées du cannabis et actuellement en vente libre en France vont être interdites à la vente. L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) vient d'annoncer avoir inscrit « l’hexahydrocannabinol (HHC) et deux de ses dérivés, le HHC-acétate (HHCO) et l’hexahydroxycannabiphorol (HHCP) sur la liste des produits stupéfiants. Ainsi, leur production, leur vente et leur usage notamment, sont interdits en France à partir du 13 juin ».
Un risque d'abus et de dépendance équivalent à celui du cannabis
Cette décision fait suite à des travaux des centres d'évaluation et d'information sur la pharmacodépendance-addictovigilance (CEIP-A) qui ont montré que le HHC « présente un risque d'abus et de dépendance équivalent à celui du cannabis », précise l'Agence du médicament dans un communiqué. Par ailleurs, la surveillance réalisée par ces centres de pharmacovigilance-addictovigilance indique que la consommation de HHC augmente actuellement en France, parfois à l’insu des usagers qui pensent consommer un autre produit, comme du CBD (cannabidiol), précise l'ANSM.
À noter que certains pays européens (Autriche, Belgique, Danemark et Royaume-Uni) ont aussi récemment interdit le HHC.
L'agence du médicament rappelle que « la consommation de HHC ou de ses dérivés expose à des risques tels que : tremblements, vomissements, anxiété, « bad trip », confusion mentale, malaise, tachycardie, douleur thoracique, poussée tensionnelle, dont l’intensité semble varier en fonction de la teneur en HHC ».
(Avec l'AFP)
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