Les ruptures de stock étaient déjà considérées par nos lecteurs comme la plus mauvaise nouvelle de l'année 2018. Bis repetita, les pénuries de médicaments sont à nouveau l'événement qui a le plus désagréablement marqué l'année écoulée. Plus de la moitié (54 %) des 562 participants à notre enquête en ligne l'ont placé en tête devant l'alcoolo-laxisme des pouvoirs publics (23,3%) ou le cafouillage sur les recos Lyme de la HAS (13,2 %).
La pénurie de corticoïdes a été très forte tout au long de 2019, la prednisone et prednisolone ont aussi manqué à l'appel. L'année écoulée aura surtout été marquée par la tentative des pouvoirs publics d'agir pour réduire le phénomène. Agnès Buzyn a bien présenté des premières pistes au début de l'été, après que les industriels ont promis de se mobiliser contre les ruptures de stock.
Vers des sanctions contre les labos
Comme l'illustrait notre récent dossier, les failles sont à tous les étages : demande mondiale en hausse, manque de matières premières, disparité des prix... toute la chaîne est impliquée.
Les choses pourraient changer à l'avenir, l'Assemblée ayant adopté le principe de sanctions contre les industriels qui ne seraient pas en mesure de garantir au moins 4 mois de stocks.
L'enjeu est de taille car selon une étude menée début 2019 par une association de patients, les pénuries ont un impact négatif sur la santé des malades.

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