Santé publique

Covid-19 : les soignants non-vaccinés seront réintégrés mi-mai

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Publié le 02/05/2023
François Braun a annoncé la parution prochaine d'un décret, applicable mi-mai, pour la réintégration des soignants suspendus faute de vaccination contre le Covid-19.

Crédit photo : BURGER / PHANIE

Suite à l’avis favorable fin mars de la HAS pour la levée de l’obligation vaccinale contre le Covid-19 pour les soignants et les autres professionnels concernés, le ministère de la Santé avait annoncé leur réintégration prochaine.

Sans attendre l’avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE), qui doit se prononcer sur les aspects éthiques de cette levée d’obligation, François Braun a annoncé avant le week-end la parution d’un décret « mi-mai », pour acter la réintégration des soignants suspendus.

« Ces soignants vont être réintégrés. Ces dernières semaines, j'ai réuni l'ensemble des parties prenantes, car je veux que la réintégration se fasse, mais dans de bonnes conditions », a annoncé le ministre de la Santé en marge d'un déplacement dans la Marne vendredi.

« Les non-vaccinés ne sont pas forcément attendus avec des fleurs dans tous les services et partout », a-t-il souligné. En effet, après l’avis de la HAS le mois dernier, certains, à l’image de l’Académie de médecine ou des Libéraux de santé, s’étaient inquiétés de cette levée d’obligation.

« L'instruction est prête. Je vais la signer en tout début de semaine prochaine (ndlr : à partir du 2 mai). Le décret de mise en application sera pour mi-mai », a précisé François Braun.

Des réactions contrastées

Sur les réseaux sociaux également, plusieurs médecins ont redit leur opposition à cette réintégration. 

L’obligation vaccinale pour les soignants et les personnels des hôpitaux et maisons de retraite, ambulanciers, aides à domicile ou encore pompiers avait été mise en place à l’été 2021.

Faute d'attester d'un schéma vaccinal complet, quelques milliers ont depuis été suspendus, sans rémunération. « Un phénomène très minoritaire voire marginal » pour le ministère, qui estimait en mars la proportion d'agents hospitaliers encore concernés « autour de 0,3 % ». Même proportion infime du côté des libéraux, où l'Assurance maladie dénombrait mi-mars moins de 2 000 soignants suspendus.

(avec AFP)


Source : lequotidiendumedecin.fr