Rendez-vous de prévention aux âges clés de la vie : les 45-50 ans seront les premiers à en bénéficier, dès octobre

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Publié le 19/07/2023

Crédit photo : BURGER / PHANIE

La classe d'âge comprise entre 45 et 50 ans sera la première à bénéficier, à partir de l'automne, des nouveaux rendez-vous de prévention proposés par l'Assurance-maladie à quelques âges clés de la vie, selon une annonce faite ce 18 juillet par le ministre de la Santé à l'Assemblée nationale.

La loi de financement de la Sécurité sociale 2023 a institué ces rendez-vous de prévention à trois âges clés de la vie, promesse de campagne du candidat Macron en 2022.

« Nous débutons les rendez-vous "prévention" au 1er octobre prioritairement auprès de la tranche d'âge des 45-50 ans, qui sont les plus concernés, et vers lesquels nous allons aller en priorité pour proposer des parcours de santé complets », a indiqué François Braun lors des questions au gouvernement. Les autres tranches d'âges concernées par cette proposition systématique visent les personnes autour de 20 ans et autour de 60 ans. Elles seront visées un peu plus tard, à partir de début 2024, selon le cabinet de François Braun. L'Assurance-maladie informera le public cible de cette possibilité de rendez-vous de prévention.

Un questionnaire à remplir avant le rendez-vous

Les assurés volontaires rempliront un questionnaire pour préparer le rendez-vous, qui pourra avoir lieu avec un médecin mais aussi avec une sage-femme, une infirmière ou un pharmacien, selon la même source. Dans un avis mis en ligne le 22 juin, le Haut Conseil de la santé publique estimait pourtant que le rendez-vous de prévention devait « s’organiser autour du médecin traitant dans une approche coordonnée de prise en charge territorialisée en faisant bénéficier les professionnels en charge des rendez-vous d’une formation adéquate ».

Le questionnaire abordera des sujets tels que l'alimentation, les éventuelles addictions, l'activité physique, la santé sexuelle, dont l'assuré pourra ensuite discuter avec le soignant.

C. C. avec AFP

Source : lequotidiendumedecin.fr