Près de trois quarts des Français (72 %) estiment que les données de santé peuvent faire avancer la recherche médicale et améliorer la santé de tous. C'est ce que révèle un sondage* Odoxa pour l’Healthcare Data Institute, un cercle de réflexion consacré au Big Data dans la santé.
Les personnes interrogées ayant plus de 65 ans croient encore plus (à 81 %) au partage de données comme le poids, le nombre de pas, les analyses de sang ou encore le taux de cholestérol. 83 % des Français indiquent par ailleurs être prêts à le faire avec leurs propres données, si cela répond à certains objectifs. Plus précisément, 53 % pourraient partager leurs données dans le but d'améliorer les diagnostics et les traitements médicaux et 52 % pour faire progresser rapidement la recherche médicale.
Une autre part importante des sondés (46 %) est prête à partager ses données pour améliorer la qualité de la coordination des prises en charge et du système de soins. Quant à l’amélioration de l’innovation, notamment des start-up, elle constitue un objectif moins prioritaire pour les sondés (18 %).
Crainte d'un piratage
Si les Français veulent bien partager leurs données médicales personnelles, ils attendent certaines garanties. Au-delà de l’anonymisation et de la sécurisation des données, 52 % des personnes interrogées les partageraient à condition de savoir à quelles fins elles sont utilisées, 51 % s'ils savent exactement à qui leurs données seront transmises (hôpitaux, universités, laboratoires, fondations), et 50 % s'ils peuvent faire valoir leur droit d’opposition à tout moment.
Les patients interrogés veulent aussi des gages face à la crainte d'un piratage de leurs données de santé. Pour se prémunir contre ce cas de figure, 65 % d'entre eux font confiance aux institutions françaises pour mettre en place les conditions nécessaires à leur protection, mais seuls 10 % sont persuadés qu'elles le feront.
« Les Français ont compris que le partage de données est primordial pour eux comme pour la collectivité, mais pour qu'il soit favorisé il faut trouver des solutions innovantes pour permettre d’assurer la sécurité des données », analyse Thomas London, président d’Healthcare Data Institute.
* Sondage réalisé fin octobre 2017 avec la méthode des quotas, et présenté ce jeudi à l'occasion du « HDI Day » à Paris.
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