L'association France BioLead a été officiellement lancée mercredi pour soutenir la production de médicaments biologiques et permettre à l'Hexagone de rattraper son retard, en facilitant les interactions entre tous les acteurs.
Créée par 15 membres fondateurs, dont des acteurs publics et privés, comme Alliance Innovation Santé Nouvelle-Aquitaine (ALLIS-NA), Capgemini, le CEA ou encore l'Inserm ou Sanofi, France Biolead veut structurer et piloter une filière de bioproduction française unique, et restaurer l’indépendance et la souveraineté de la France dans ce domaine, indique-t-elle.
La France importe 95 % des biomédicaments
Les biomédicaments regroupent une grande variété de thérapies. Parmi eux, on trouve les anticorps thérapeutiques utilisés notamment dans les cancers, les produits pour la thérapie cellulaire, la thérapie génique. Issus de biotechnologies, ils sont produits à partir du vivant, contrairement aux médicaments fabriqués chimiquement. Mais la France importe aujourd’hui 95 % des biomédicaments vendus sur son territoire.
Seules huit biothérapies étaient produites en France sur 167 produits biologiques approuvés par l'Agence européenne du médicament sur la période 2012-2019, selon la fédération des entreprises du médicament (Leem).
France BioLead se veut ainsi l'interlocuteur de référence sur la bioproduction auprès de l'Agence de l'Innovation en santé récemment créée, de l’État et des acteurs de la filière bioproduction (industriels de santé, producteurs pour tiers, équipementiers…)
L'association ambitionne de doubler la part de biomédicaments produits sur le sol français d’ici à 2030. En parallèle, France BioLead souhaite doubler le nombre d'emplois dans le secteur d’ici 2030, passant de 10 000 actuellement à 20 000 emplois.
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