À la suite du rappel de certaines spécialités à base de valsartan et de valsartan/hydrochlorothiazide, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) s'inquiète d'un risque de tensions d’approvisionnement pour les spécialités qui restent disponibles.
Une lettre cosignée par Dominique Martin, directeur général de l'ANSM, Pierre-Louis Druais, président du Collège de la médecine générale, et Jean-Marcel Mourgues, de l'Ordre national des médecins, a donc été adressée aux professionnels de santé pour les informer des mesures accompagnant ce rappel.
Il est demandé aux médecins (généralistes, cardiologues, néphrologues, internistes, urgentistes, gériatres, pédiatres, endocrinologues) de ne pas mettre en route de nouveaux traitements à base de valsartan afin de préserver les stocks des spécialités non concernées par le rappel.
Si les patients déjà traités par une spécialité concernée par le rappel, il convient de leur rappeler qu’ils ne doivent en aucun cas arrêter d’eux-mêmes leur médicament et de les informer de l’absence de risque aigu.
Même chose pour les pharmaciens (d’officine et hospitaliers) qui sont invités à adresser à leur médecin les patients désireux de changer de traitement.
Les pharmaciens peuvent, « en cas d’urgence et dans l’intérêt des patients », délivrer une autre spécialité que celle prescrite après en avoir informé le prescripteur. Dans ce cas, la Cnam prendra en compte cette situation exceptionnelle, notamment du
point de vue des conditions de prise en charge des médicaments et des engagements conventionnels (tiers payant contre génériques).
Les spécialités à base de valsartan et de valsartan/hydrochlorothiazide sont utilisées dans l'insuffisance cardiaque, l'hypertension artérielle et après un infarctus du myocarde récent.
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