Les questions relatives à la santé ont été absentes du discours de François Hollande, lors de sa sixième conférence de presse à l’Élysée, quasi exclusivement consacrée à l’actualité internationale et aux baisses fiscales pour 2016.
Face à un parterre de 200 journalistes, et en présence du gouvernement, le Président de la République n’a fait aucune allusion au projet de loi de santé, examiné la semaine prochaine au Sénat.
À peine a-t-il évoqué indirectement la Sécurité sociale en toute fin de son intervention, à l’occasion d’une question sur le pacte de responsabilité et sur l’effort financier réclamé aux collectivités territoriales entre 2015 et 2017. « Sur les économies, l’État fait son devoir », a assuré François Hollande. La Sécurité sociale, elle, a mené des « politiques justes et courageuses » pour endiguer les déficits. Sans s’attarder, François Hollande a évoqué la volonté d’« améliorer le remboursement des médicaments » tout en prenant garde au service médical rendu de chaque produit.
Pas de remise en cause des 35 heures
La réforme engagée sur le code du travail ne « changera pas » la durée légale de temps de travail. Pas question de remettre en question les 35 heures, le SMIC ou le contrat de travail.
Concernant les réformes fiscales, François Hollande a confirmé les baisses d’impôts pour 2016 qui s’élèveront à « plus de 2 milliards d’euros » et concerneront « plus de 8 millions de foyers ». Il parie sur une croissance atteignant « sûrement un peu plus de 1 % » en 2015 et « 1,5 % en 2016 », mais cela ne sera « pas suffisant pour faire baisser le chômage » dès cette année.
Les portes de la France ouvertes à 24 000 réfugiés
Sur la scène internationale, le chef de l’État a annoncé la création d’un « mécanisme permanent et obligatoire » d’accueil de 120 000 réfugiés sur deux ans, répartis au sein de l’Union européenne. La France ouvrira ses frontières à 24 000 d’entre eux. 350 000 migrants ont franchi la Méditerranée en 2015, soit trois fois plus qu’en 2014, a-t-il rappelé.
Chef des armées, le Président a mis en avant la nécessité d’intensifier la lutte contre le terrorisme. Des vols de reconnaissance survoleront « dès demain » (mardi) la Syrie « pour permettre des frappes contre Daech ». En revanche, François Hollande a exclu la possibilité d’envoyer des troupes françaises au sol, une action « inconséquente et irréaliste » selon lui.
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