« Le service de santé des armées va devenir un acteur à part entière des territoires de santé », se réjouit l'ARS de Bretagne. Avec la Direction régionale du service de santé des armées (DRSSA), l'Agence a signé le 18 mai une convention permettant la mobilisation de cinq médecins militaires sur la presqu'île, dans le cadre du dispositif du médecin correspondant SAMU (MCS).
Cette signature fait suite à un travail associant l'ARS, le CHRU de Brest et la DRSSA. Les médecins correspondants du SAMU opèrent dans les îles bretonnes depuis novembre 2014. Cependant, la presqu'île de Crozon, située à plus de 30 minutes d'une structure mobile d'urgence et de réanimation (SMUR), manque de médecins libéraux volontaires pour être MCS. Une situation anachronique alors que François Hollande a pris l'engagement, en 2012, de permettre à chaque Français un accès aux soins urgents dans un délai de moins d'une demi-heure.
Au terme de l'accord signé, la prise en charge des urgences vitales à Crozon sera assurée par les cinq médecins militaires qui, comme les MCS habituels, interviendront en amont du SMUR. « La construction de cette organisation a nécessité plusieurs mois d'échanges », précise l'ARS. Avec cet accord, la Bretagne devient la première région française à engager des médecins militaires correspondants SAMU.
Ce choix des médecins militaires n'est pas un choix par défaut. « De par leur expérience des théâtres de guerre, les médecins militaires connaissent les situations d'urgence », rappelle l'ARS. La loi de santé prévoit d'ailleurs de « renforcer la contribution du service de santé des armées à la politique de santé publique ».
L'ARS voit déjà plus loin et prédit que le dispositif mis en place sur la presqu'île de Crozon pourra faire des émules dans d'autres régions, « étant donné la volonté de créer des synergies entre le service de santé des armées et le service public de santé pour répondre aux besoins de la population. »
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