La branche de médecine, chirurgie et obstétrique de la fédération de l'hospitalisation privée (FHP-MCO) a chargé l’Institut IPSOS, pour la deuxième année consécutive, d’évaluer les Agences régionales de santé (ARS)… « Puisque l’évaluation est partout, elle doit aussi concerner nos tutelles », souligne le syndicat.
Les résultats, à nouveau, sont plutôt sévères pour ces dernières. Les 201 directeurs de cliniques (sur les 550 établissements de santé privés MCO) qui ont répondu à l’enquête, par Internet ou par entretien téléphonique, jugent très majoritairement les ARS « bureaucratiques et opaques », mais aussi inéquitables. Beaucoup estiment que les ARS n’ont « aucune culture de l’hôpital privé dans leurs gènes », et leur font perdre du temps tout en étant déconnectées des réalités.
Difficile de trouver des interlocuteurs réguliers
En outre, les directeurs des établissements privés s’agacent de l’éloignement des sièges régionaux (avec les nouvelles grandes régions) et de la difficulté de trouver des interlocuteurs réguliers, qui suivent précisément les dossiers : les délégations territoriales sont, dans ce cadre, plus efficaces à leurs yeux que les sièges régionaux.
Peu satisfaits des ARS, dont ils doutent par ailleurs de l’utilité, les cliniques privées leur décernent une note globale de 5,9 sur 10, un chiffre passable pour une évaluation de ce type. Ce résultat constitue la moyenne des notations effectuées au niveau de chaque région.
Avec une note de 7,6 sur 10, l’ARS du Grand-Est est celle qui s’en tire le mieux, suivie par celle d’Ile-de-France (6,7). Au bas du tableau figurent les ARS des DOM TOM (4,9) et de Corse et (3) à qui revient le bonnet d’âne.
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