Alors que plus de 50 animaux (bovins, ovins, équidés) sont décédés de fièvre charbonneuse (ou anthrax) dans les Hautes-Alpes, les pouvoirs publics prennent des mesures pour contenir le risque de contamination d'autres bêtes, et pour éviter toute transmission à l'homme, phénomène qui reste rare.
Depuis juin, 13 communes sont confrontées à cette maladie due à la bactérie Bacillus anthracis, qui provient du sol. 23 foyers distincts sont recensés. Les animaux sont infectés en broutant des pâturages contaminés par des spores ; la contamination entre animaux est exceptionnelle. La maladie se manifeste par une forte fièvre avec des symptômes circulatoires, hémorragiques, digestifs et urinaires, puis une mort rapide.
Tous les élevages ont été mis sous surveillance : les animaux ont reçu des traitements antibiotiques ou ont été vaccinés (moyen le plus efficace pour éviter la propagation chez les bovins et les ovins) ; les produits susceptibles d'être contaminés ont été retirés de la consommation humaine et l'utilisation des captages d'eau privés du secteur pour le bétail et les personnes est interdite.
103 personnes potentiellement en contact avec la maladie
La transmission du charbon de l'animal à l'homme est rare ; les derniers cas remontent en France à 2008. Elle peut se faire par voie cutanée, lors d'une manipulation sans gant d'un animal infecté mort ; par voie digestive, via l'ingestion de viande ou de lait provenant d'un animal malade (forme plus grave) ; et, exceptionnellement, par inhalation de grandes quantités de spores. Aucune transmission inter-humaine n'a été observée.
L'agence régionale de santé (ARS) de Provence-Alpes-Côte d'Azur a identifié 103 personnes ayant peut-être été en contact avec la maladie (éleveurs, bergers, personnel de l'entreprise d'équarrissage ou fréquentant un centre équestre). Par mesure de précaution, 54 ont reçu un traitement antibiotique préventif, ciprofloxacine ou doxycycline, de 10 jours en cas de risque cutané à 35 jours en cas de risque respiratoire. Ces patients sont pris en charge par leur médecin traitant et recontactés par l'ARS. Il n'y a aucun vaccin pour les humains. Aucun cas n'a été retrouvé chez l'homme.
L'ARS appelle à respecter les enclos des pâtures, à ne pas toucher les animaux morts, à tenir les chiens en laisse et à ne pas cueillir les baies sauvages et les champignons.
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