Depuis la très médiatisée affaire d’Outreau, le SAP, syndrome d’aliénation parentale, est devenu un cheval de bataille pour les personnes accusées d’actes pédophiles : selon le SAP, c’est l’emprise d’un des parents qui est à l’origine des fausses allégations des enfants. La théorie dite des enfants carencés s’est également répandue après l’affaire, elle postule que les enfants souffrant d’un manque affectif sont conduits à inventer des récits d’abus sexuels.
Aux États-Unis, le false memory syndrom (syndrome de fausse mémoire), dont les promoteurs se sont dotés d’une fondation, alimente aussi le courant de dénigrement de la parole des enfants.
Mais ces syndromes et théorie ne sont pas reconnus par la communauté psychiatrique, étant rejetés du DSM IV, faute de publications scientifiques pour les étayer. En France, à défaut de données épidémiologiques validées, leurs partisans font le plus souvent référence à l’affaire d’Outreau pour entretenir la crise de doute sur la parole de l’enfant.
Ch. D.
Dr Joëlle Belaïsch-Allart : « S’il faut respecter le non-désir d’enfant, le renoncement à la parentalité doit interpeller »
Visite médicale d’aptitude à la conduite : le permis à vie de nouveau sur la sellette
Le dispositif Mon soutien psy peine à convaincre, la Cnam relance l’offensive com’
Ouverture du procès d’un ancien psychiatre de l’AP-HM jugé pour viols et agressions sexuelles sur quatre patientes