DEPUIS le 15 mai, il n’y a plus trois, mais un seul site hospitalier à Saumur. La clinique chirurgicale de la Loire a fermé ses deux antennes, et a pris ses quartiers au cur du centre hospitalier de la ville. Une aile neuve de 96 lits lui est consacrée. L’ensemble a été rebaptisé « pôle de santé saumurois ».
Ce rapprochement public-privé, organisé sous la houlette de l’ARH (Agence régionale de l’hospitalisation) des Pays-de-Loire, marque l’aboutissement de dix années de discussion. Le groupement de coopération sanitaire (GCS) créé à cette occasion répartit les activités entre les deux établissements : la chirurgie revient à la clinique, exception faite de la chirurgie gynécologique, confiée à l’hôpital. La médecine et les urgences sont intégralement prises en charge par l’hôpital. En ORL, gastroentérologie, et ophtalmologie, les médecins libéraux et hospitaliers vont se partager l’activité.
Les syndicats de personnel ont réservé un accueil mitigé à ce GCS. « Halte à la privatisation de l’hôpital public », a-t-on pu lire sur des tracts. Mais pour le président de la CME (Commission médicale d’établissement) du centre hospitalier saumurois, il n’y avait guère d’alternative. « La clinique et l’hôpital n’avaient pas une forte activité, peut-être que l’avenir de l’un ou de l’autre était menacé, expose le Dr Édouard Bichier . Le CHU d’Angers n’est qu’à 50 km, la compétition en chirurgie programmée est très forte. Il fallait enrayer le taux de fuite des patients et reconquérir des parts de marché, en créant une offre médicochirurgicale complète et attractive pour les 105 000 habitants du bassin ».
Le bloc, commun aux deux secteurs hospitaliers, a été agrandi. Il n’y a plus cinq, mais neuf salles, à charge pour elles de tourner au maximum. Les spécialistes libéraux et hospitaliers se partagent les plages opérationnelles et la permanence des soins. Frictions en vue ? Possible. Des personnes à la rémunération et au statut différents, notamment les infirmières, vont désormais se côtoyer chaque jour. Un règlement intérieur détaille le fonctionnement du bloc, qu’a signé chacun des deux secteurs. Le Dr Bichier est optimiste. « Cela fait dix jours que le GCS fonctionne, et je n’ai pas de remontée aiguë, relate le président de la CME de l’hôpital. Nous sommes en période de rodage, sans doute faudra-t-il faire des réglages. Cela devrait se mettre en place progressivement. Chacun a intérêt à ce que tout le monde travaille ».
En septembre prochain, nouvelle pierre à l’édifice : une maison médicale ouvrira ses portes à deux pas du pôle de santé saumurois, où les médecins libéraux pourront venir consulter. Un deuxième GCS public-privé est en projet sur Saumur pour les activités de stérilisation. Moins consensuelle, la réflexion n’a pas encore abouti.
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