L'étude – et surtout le modèle probabiliste sur lequel elle s'appuie, qui, pour le dire vite, prévoit le futur à partir des données du passé – a ses détracteurs. Publiée la semaine dernière dans « The Lancet », elle établit qu'il y a une chance sur deux pour que l'espérance de vie dans plusieurs pays développés passe en 2030 la barrière des 90 ans pour les femmes et frise les 85 ans pour les hommes. Soit, commentent les auteurs, des niveaux « jugés inaccessibles » il y a encore 15 années de cela, « au tournant du XXIe siècle ».
Devancée par la Corée de Sud (où la longévité moyenne atteindra 90,82 ans chez les femmes, 84 ans chez les hommes), la France occupe la deuxième place de ce probable palmarès… dans la catégorie féminine seulement (88,55 ans). Les Français (sans « e »), donnés à 81,74 ans, sont en 17e position.
Vasilis Kontis, James E Bennett, Colin D Mathers, Guangquan Li, Kyle Foreman, P Majid Ezzati, « Future life expectancy in 35 industrialised countries : projections with a Bayesian model ensemble »
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