À l’issue du comité d’urgence convoqué mardi, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé que « les conditions d’une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI) n’étaient pas encore réunies ». En revanche, l’OMS estime que cette flambée « constitue un signal d’alarme qui doit faire prendre conscience à tous que dans un monde très mobile, tous les pays doivent se tenir prêts à tout instant à faire face à des flambées inattendues, qu’il s’agisse du MERS-CoV ou d’autres maladies infectieuses graves ».
Il s’agissait pour le comité de faire le point sur les dernières évolutions épidémiologiques et scientifiques de la situation en Corée du sud et en Chien et d’évaluer kes risques de propagation des cas.
En Corée où la flambée a déjà touché 165 personnes dont 23 décès l’inquiétude est grande quant à la capacité des autorités sud-coréennes à contenir l’épidémie. Le directeur général adjoint de l’OMS pour la sécurité sanitaire Keiji Fukuda a reconnu que la flamblée avait « surpris tout le monde » ce qui a contribué au « retard » de la réponse.
Des défaillances dans la prise en charge des premiers cas
L’OMS souligne ainsi « un manque de sensibilisation des agents de santé et du public au sujet du syndrome respiratoire du Moyen-Orient » ce qui a conduit à des « mesures inadéquates de prévention et de lutte contre l’infection dans les hôpitaux ».
Parmi les autres défaillances, l’organisation pointe : les contacts « étroits et prolongés » avec des patients infectés par le MERS-CoV dans des salles d’urgence bondées ou des chambres d’hôpital à plusieurs lits ; la pratique de « nomadisme médical » consistant à se faire soigner dans plusieurs hôpitaux ; l’habitude qu’ont de nombreux visiteurs et proches de rester auprès des malades dans la chambre d’hôpital, favorisant une propagation secondaire de l’infection parmi les contacts.
Le comité note toutefois « qu’après une période d’organisation », la Corée du Sud « a fermement initié des actions pour mettre cette épidémie sous contrôle ». La rapidité avec laquelle, la Corée du Sud a fourni des informations, au titre du RSI, sur un voyageur infecté, a été aussi saluée, « ce qui a permis à la Chine de trouver rapidement la personne concernée, de l’isoler, de la soigner et de mettre ses contacts en quarantaine ».
Dans le cadre de l’épidémie coréenne, la quasi-totalité des contaminations se sont produites en milieu hospitalier. « Rien ne laisse actuellement supposer une transmission communautaire durable du virus », souligne le comité. Des mesures sont désormais prises pour améliorer la recherche des contacts, isoler ou mettre en quarantaine les cas et leurs contacts, assurer leur suivi et veiller à ce qu’ils ne voyagent pas.
Autre point rassurant, les données de séquençage génétique disponibles ne révèlent aucune différence significative entre les virus observés en République de Corée et au Moyen-Orient.
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