L’intelligence artificielle générative s’impose progressivement dans l’écosystème des start-up en santé. D’après le dernier panorama de France Biotech, près des deux tiers des entreprises interrogées, soit 64 %, déclarent y avoir recours pour leurs activités, de manière récurrente. Parmi ces sociétés, 44 % indiquent avoir déjà développé au moins un outil en interne.
Sur les 498 sociétés analysées dans l’étude, 26 % relèvent du numérique et de l’IA en santé, une proportion en hausse de deux points par rapport à l’édition précédente. Au total, sur les 2 738 entreprises innovantes en santé recensées en France par l’association, environ 410 exercent dans le champ du numérique et de l’intelligence artificielle.
La performance, critère de choix numéro un
L’intensité d’usage varie toutefois selon les secteurs. L’IA générative est utilisée régulièrement par 73 % des entreprises de santé numérique et par 70 % des medtech. La proportion est plus faible dans le secteur des biotechs, où elle atteint 53 %. « On remarque assez naturellement que la quasi-totalité des sociétés en santé numérique qui utilisent de l’IA générative en utilisent dans leurs produits comme un vrai avantage différenciant. Cette adoption importante chez les medtechs peut être un vrai levier de productivité », appuie Chloé Evans, adjointe au directeur général de France Biotech et responsable des études sectorielles et économiques de l’association.
En outre, 56 % des 257 sociétés healthtech interrogées sur la nature des solutions IA déployées déclarent recourir à des solutions disponibles sur le marché, comme ChatGPT, Claude, Gemini ou Mistral. Les critères de choix mentionnés sont d’abord la performance, citée par 35 % des répondants, puis la facilité d’utilisation (22 %) et le prix (16 %). Les entreprises healthtech spécialisés en santé numérique se distinguent par un recours plus fréquent aux outils développés en interne. Près de la moitié d’entre elles (49 %) déclarent avoir conçu leurs propres outils, contre 28 % des medtechs et 20 % des biotechs. Globalement, les solutions développées en interne représentent 11 % des outils d’IA déployés. Un tiers des sociétés combinent solutions du marché et outils conçus en interne.

Une aide pour la veille scientifique et réglementaire
L’IA générative est principalement mobilisée (29 %) pour la recherche et développement (R&D). Elle est également employée pour la veille scientifique et réglementaire (27 %) et pour les fonctions opérationnelles telles que la vente, le marketing, les ressources humaines ou la comptabilité (24 %).
Un tiers des sociétés utilisant l’IA générative déclarent l’avoir déjà intégrée à leurs produits. Les écarts sectoriels sont marqués : cette proportion atteint 96 % dans la santé numérique, 35 % chez les medtech et 6 % chez les biotechs.
Fin de vie : les députés adoptent la proposition de loi sur l’aide à mourir
Aide à mourir : les députés adoptent la clause de conscience et le délit d’entrave, le vote solennel reporté
Aide à mourir : les députés votent à nouveau pour pouvoir déléguer l'acte au soignant
Dépistages organisés des cancers : les plus modestes y recourent moins souvent