Les maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP) formées en SISA viennent de toucher de l'Assurance maladie la première subvention relative à l'accord-cadre interprofessionnel (ACI) signé en avril 2017. Ce nouveau mode de rémunération (NMR), qui récompense l'organisation des professionnels des MSP, a largement bénéficié aux structures puisque les 538 maisons de santé éligibles ont touché en moyenne 66 000 euros, soit 59 % de plus que les 434 structures recensées en 2016.
Auparavant et depuis 2015, les MSP touchaient déjà une subvention, mais celle-ci incombait à un règlement arbitral, faute d'accord trouvé avec les professionnels de santé. La convention signée l'an dernier par l'ensemble des syndicats sauf le SML a donc tenu ses promesses. La CNAM a versé une somme totale de 35,6 millions d'euros pour 2017, soit deux fois plus que l'année précédente. L'ACI garantit également aux maisons nouvellement créées et qui rentrent dans les critères un montant minimal de 20 000 euros.
Plus de patients et de médecins en MSP
« C'est un signe fort envers les équipes pluriprofessionnelles et cela va inciter les autres à rejoindre ce mode de rémunération et à mieux se structurer », réagit le Dr Pascal Gendry, président de la Fédération française des maisons et pôles de santé (FFMPS). Pour l'instant, seule la moitié des maisons de santé françaises ont touché l'ACI. « Il faudra donc que la fédération continue à accompagner les professionnels dans les MSP pour qu'ils comprennent bien les critères et les exigences de cet accord », poursuit le généraliste mayennais.
L'Assurance maladie a expliqué dans un communiqué que la hausse de ces subventions était principalement due au nombre croissant de patients pris en charge par les MSP (+27 % par rapport à 2016) et à l'augmentation du nombre de professionnels exerçant dans ces structures (+31 %, soit 9 372 personnes), dont 23 % de médecins généralistes supplémentaires (2 637 au total). Pour le Dr Gendry, si les résultats de cette année sont à saluer, l'accord devra cependant « évoluer ». Parmi les pistes évoquées par le président de la FFMPS : la promotion de l'implication des usagers dans la vie des MSP, la prise en compte de la qualité des soins ou encore les actions de recherche…
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