La baisse de l'espérance de vie et de la natalité en 2015, annoncé mardi par l'INSEE a donné des ailes à l'opposition. Ces chiffres ont en effet été vivement commentés aujourd'hui par Les Républicains et le Front national, qui mettent ce recul (0,4 an pour les femmes, soit 85 ans, et 0,3 an pour les hommes, soit 78,9 ans et une baisse des naissances de 2,3 % par rapport à 2014) sur le dos du gouvernement.
Tout cela témoigne d'un "chemin de régression sociale" insiste-t-on au Front National. "La baisse de l’espérance de vie, [...] que certains voudraient minimiser en invoquant des causes exclusivement conjoncturelles, marque en vérité un recul global de la qualité de vie dans notre pays", affirme le FN dans un communiqué. "L’austérité appliquée à la France depuis de nombreuses années a considérablement fragilisé l’ensemble de notre tissu social, en particulier dans le domaine de la santé", accuse le parti de Marine le Pen. "L’accès aux soins s’est très nettement dégradé, et ses conséquences se font désormais logiquement sentir sur l’espérance de vie". La critique du FN porte notamment sur la désertification médicale dans les zones rurales et le déremboursement des médicaments. Avec cette conclusion tout droit sorti de la phraséologie de la droite nationale : "Moins un peuple se soigne bien, plus il est fragile et donc plus il est sensible aux épidémies saisonnières," assène le FN.
"Annus horribilis pour les Français" scandent de leur côté Les Républicains, qui n'épargnent pas non plus la politique de François Hollande, qualifiant le bilan démographique de "particulièrement morose", mais insistant surtout sur la baisse de la natalité. "Ces chiffres désastreux sont le signe d’une diminution de la qualité de vie des Français, tant en termes de santé que de choix de vie, au regard du nombre d’enfants qu’ils souhaiteraient avoir", martèle Catherine Troendle, la déléguée à la Famille, qui souligne, concernant l'espérance de vie que "ce chiffre diminue pour la première fois depuis 1969 et globalement, le nombre de décès est au plus haut depuis l'après-guerre !"
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