Contre toute attente, les petits établissements réalisent plus d'épisiotomies que les grosses structures. Illustration avec la grande enquête sur l'accouchement qui vient d'être réalisée par le journal Le Monde dans tout l'Hexagone. Les recommandations des gynécologues français sont de réduire le taux d'épisiotomies à 30 %. Or ce ne sont pas les maternités de type III qui sont les plus interventionnistes, mais les cliniques privées qui dépassent ce taux. En 2016, 38 maternités franchissent ce seuil dont 43 % de cliniques, alors qu'elles ne représentent que 25 % des établissements en France.
Quels sont les résultats au niveau national ? Les différences de taux de recours à l'épisiotomie et à la césarienne sont significatives entre le public et le privé (deux à trois points de plus pour le privé). Par contre, concernant la péridurale, alors que la moyenne nationale se situe à 82 %, le privé affiche un taux bien supérieur au public (86,6 % versus 77,4 %).
1 % d'épisiotomies à Besançon
Small is not beautiful
Autre grand enseignement de cette enquête, l'idée du « small is beautiful » est mise à mal. En témoigne l'exemple des grandes maternités qui pratiquent de 1000 à 2000 naissances par an : dans ce type de structure, le nombre de sages-femmes plus important et des professionnels plus aguerris permettent au contraire une prise en charge plus proche de la patiente et un recours moindre aux actes interventionnels. Dans ces établissements, le taux d'épisiotomies de 16,7 % est même inférieur à la moyenne (20 % en 2016), un recours qui a été divisé par deux depuis 1998 (50,9 %). Le modèle à suivre est l'école obstétricale du CH de Besançon avec ses moins de 1 % d'épisiotomies.
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