En novembre dernier, Agnès Firmin le Bodo dévoilait son plan d’actions pour lutter contre les violences dont sont victimes les soignants. Parmi les réponses apportées, la ministre en charge de l'Organisation territoriale et des Professions de santé annonçait la refonte de la plateforme de signalements de l’Observatoire national des violences en milieu de santé (ONVS).
Jusqu’alors celle-ci n’était accessible qu’aux professionnels de santé hospitaliers. Agnès Firmin le Bodo voulait donc proposer un mode de saisine également pour les professionnels libéraux.
C’est désormais chose faite. Comme elle l’annonce dans une vidéo sur Twitter, depuis le 20 janvier la plateforme est maintenant accessible aux libéraux.
Face aux violences envers les soignants, une seule politique : la tolérance zéro.
— Agnes Firmin Le Bodo (@agnesfirmin) January 20, 2023
Je suis très fière d'annoncer la refonte de l'outil de signalement de l'Observatoire national des violences en santé qui est désormais ouvert aux professionnels de santé libéraux. ⤵️ pic.twitter.com/lSfjPJARMQ
« Cette nouvelle plateforme permet désormais aux libéraux, dont le mode d’exercice les expose tout autant que les professionnels exerçant en établissement de santé, de déclarer les faits de violence auxquels ils sont confrontés », explique-t-elle.
Notification aux Ordres
La ministre précise aussi que la plateforme sera plus facilement accessible. En effet celle-ci est maintenant intégrée au portail des signalements des évènements sanitaires indésirables du ministère. L’adresse pour y accéder est dgos-onvs.sante.gouv.fr
« Déclarer les violences c’est une priorité. D’abord pour mieux évaluer l’ampleur des violences dont sont victimes les professionnels. Ensuite pour refuser la banalisation des agressions, qu’elles soient verbales ou physiques. Enfin pour bénéficier d’un accompagnement dont le préalable est le signalement », détaille-t-elle.
Les signalements de la plateforme seront donc notifiés aux Ordres. Jusqu’à présent pour les libéraux les déclarations de violence passaient par le Conseil national de l’Ordre des médecins et son Observatoire de la sécurité des médecins. D'après les derniers chiffres, en 2021, 1 009 faits de violence avaient été rapportés.
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