En 2021, 10 % des étudiantes infirmières ont abandonné leurs études en première année de formation, soit trois fois plus qu'en 2011 (3 %), selon la Drees dans une étude qui vient de paraître. Dans le même temps, en 2021, elles sont 35 555 étudiantes en première année contre seulement 30 609 en 2011, grâce à l'augmentation des quotas. Cette progression des effectifs est effective depuis 2019 (+6 %). En 2021, le nombre d'inscrits en première année progresse de 9 % (versus + 1 % en 2020) à un rythme plus élevé que les quotas (+6 %). Cette année-là, plus de la moitié des étudiant(e)s sont inscrit(e)s en première année dans quatre régions (Ile-de-France, 19 %), Auvergne Rhône Alpes (12 %), Hauts de France (12 %) et Grand Est -9 %). La promotion de 2018 (diplômée en 2021) était constituée de 30 182 étudiantes en première année et de 24 557 diplômées trois ans plus tard, soit 81 % des inscrites de cette promotion. Concernant les abandons, ils représentent une part plus importante chez les hommes (19 %) que chez les femmes (13 %). Ils sont aussi plus fréquents en Normandie (19 %) et dans les Pays de la Loire (18 %) pour cette promotion, la région la moins touchée étant Paca (8 %). Les taux d'abandon dans les promotions 2018-2021 chez les autres professions paramédicales de trois ans et plus sont moindres chez les masseuses-kinés (2 %), chez les sages-femmes (7 %), chez les techniciennes de laboratoires (13 %) versus les infirmières (14 %) et les manipulatrices d'électroradiologie médicale (15 %).
En réponse à la publication de cette étude, le ministre de la Santé François Braun a annoncé sur BFM TV le lancement d'une concertation pour refonder complètement la formation d'infirmière. La nouvelle mouture sera mise en place à la rentrée 2024. Cela fait vingt ans (2004) que le décret de compétences des infirmiers n'a pas été modifié. Le ministre au lieu d'une liste d'actes à réaliser compte lui octroyer des missions qui permettront de travailler « main dans la main avec le médecin ».
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