Les médecins allemands du transport aérien réclament un renforcement des examens pour les pilotes, après le récent crash meurtrier d'un A320 de Germanwings dans les Alpes françaises, vraisemblablement provoqué par le copilote. "Nous demandons que les pilotes soient soumis à des examens plus fréquents et plus rigoureux", a déclaré mardi au quotidien conservateur Die Welt le président de l'association des médecins allemand du transport aérien, Hans-Werner Teichmüller. "La consommation de médicaments psychotropes et de drogues doit également pouvoir être décelée", a-t-il ajouté, alors que l'enquête a montré que le copilote, Andreas Lubitz, avait souffert dans le passé d'épisodes dépressifs et suicidaires profonds et avaient consulté plusieurs psychiatres.
Les recommandations formulées par M. Teichmüller vont bien au-delà des pratiques actuelles qui, dans le cadre de l'examen médical annuel d'aptitude au vol, prescrivent une analyse du taux d'hémoglobine et, dans certains cas, du niveau de sucre dans le sang. Ces examens ne permettent pas de mesurer la présence de médicaments psychotropes ou de drogues, selon Die Welt, qui note qu'il n'y a pas non plus de suivi psychologique régulier des pilotes. Ces examens ne permettent également qu'une mesure indirecte de la présence excessive d'alcool. L'association examine d'autres recommandations, comme par exemple des examens du foie, des reins ou du cholestérol, a dit M. Teichmüller à Die Welt. Fin mars, peu après le crash, le vice-président de l'association, Uwe Beiderwellen, avait jugé "exagérée" l'hypothèse de tests psychologiques pour les pilotes lors des examens de routine, lors d'un entretien à la télévision SWR. Dimanche, l'Autorité allemande de supervision du transport aérien (LBA), qui délivre les brevets de vol aux pilotes, a assuré ne pas avoir été informée par Lufthansa, la maison-mère de Germanwings, de la dépression du copilote.
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