Une chambre aux allergènes à l’hôpital de Strasbourg

Par
Publié le 25/01/2016

Crédit photo : S. TOUBON

Installée dans les locaux du Nouvel Hôpital civil de Strasbourg et gérée dans le cadre d’un partenariat public et privé, la « chambre d’exposition aux allergènes » de la société Alyatec constitue un outil de recherche unique en France, beaucoup plus précis que la plupart des infrastructures du même type existant dans le monde.

Dès le mois prochain, elle sera utilisée dans le cadre d’une étude clinique chez des patients asthmatiques allergiques aux acariens.

La salle contient vingt places bardées d’équipements de mesure, et les volontaires y seront bien entendus surveillés de manière constante pendant tout leur séjour, qui dure en général autour de quatre heures. Grâce à ses technologies, les concentrations aériennes des allergènes et la taille des particules qui les portent seront mesurées en continu, ce qui permet des essais non seulement plus efficaces, mais aussi plus rapides et réclamant moins de volontaires qu’auparavant. Outre l’asthme, les rhinites et les conjonctivites constituent les principales autres destinations de la chambre.

Au cœur de l’hôpital

Directeur scientifique d’Alyatec et chef de pôle de pathologie thoracique aux Hôpitaux universitaires de Strasbourg, le Pr Frédéric de Blay souligne qu’en plus de son caractère innovant, la salle a l’avantage de se trouver au cœur de l’hôpital, ce qui est un gage important de sécurité pour les volontaires, surtout asthmatiques.

Au-delà de ses atouts scientifiques, la salle s’inscrit dans le processus de développement des technologies médicales porté par les HUS, l’Université et le pôle de compétitivité Alsace Biovalley. L’investissement de 3 millions d’euros sera couvert en partie par les redevances versées par les industriels qui y effectueront leurs essais de nouveaux médicaments. De plus, précise le Pr de Blay, une partie des bénéfices sera reversée au profit de la recherche académique en allergologie.

De notre correspondant Denis Durand de Bousingen

Source : lequotidiendumedecin.fr