« La loi de santé ne vous plaît pas ? Vraiment pas ? Bon, on comprend, qu’à cela ne tienne, nous allons faire une grande conférence sur le sujet. Elle se tiendra dès que la loi que vous abhorrez tant aura été votée. »
Nous devons à l’honnêteté de reconnaître qu’il ne l’a pas dit comme ça mais c’est, en substance, le message qu’a délivré aux médecins le Premier ministre, Manuel Valls, alors qu’il explorait avec Marisol Touraine un centre médical du 10e arrondissement de Paris. L’escapade avait lieu mardi dernier, à cinq jours de la grosse manifestation de la profession annoncée pour dimanche.
Drôle de manière de calmer les esprits que d’expliquer que la future loi n’est que l’amorce, le « cadre » d’une « réflexion globale » (sic, cette fois-ci). Que de faire valoir que la conférence promise tracera, à partir d’un texte honni par le corps médical, « des pistes sur l’avenir à moyen terme de notre système de santé » – avec en tête deux questions « centrales » : « l’avenir du métier médical » et « l’avenir du mode d’exercice », a précisé le chef du gouvernement.
Les médecins détestent le premier étage d’un édifice qu’on leur promet de continuer d’élever en musique. Bienvenue sur le Titanic à l’envers !
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