Il n’est pas certain, crise de l’euro oblige, que le gouvernement Ayrault ait les moyens financiers de ses ambitions. Il est en revanche désormais envisageable qu’il en ait les forces politiques. Le premier tour des législatives est passé par là ; la perspective d’une gauche parlementaire puissante se précise.
Du muscle rose – très légèrement veiné de vert – à l’Assemblée après le Sénat, une majorité « large, solide et cohérente » comme l’a souhaité François Hollande à la veille du scrutin, c’est l’assurance de légiférer en relative paix. Par le petit bout « santé » de la lorgnette, cette situation, si elle se présente bien dimanche soir prochain, n’est pas sans conséquences.
La négociation sur les dépassements d’honoraires ? La pression sur les discussions pourrait monter d’un cran. Marisol Touraine l’a déjà dit : en cas d’échec, le gouvernement prendra la main et décidera. Or « décider » avec derrière soi plus de la moitié des députés et des sénateurs – cette fameuse « majorité de gouvernement » –, c’est autre chose que de « décider » en s’appuyant sur des troupes clairsemées. Cela vaut, du côté des libéraux, tant pour leurs tarifs que pour les conditions de leur installation. Et cela s’applique aussi, bien sûr, aux modalités de restauration du service public hospitalier, autre priorité affichée de la ministre de la Santé.
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