1,1 million de patients en 2018

Les nouveaux défis de Point Vision

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Publié le 20/06/2019
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Le groupe Point Vision, créé fin 2011, c'est 30 centres en France, 300 ophtalmologistes (600 personnes au total y travaillent), et un million cent mille patients examinés en 2018.

Six centres doivent ouvrir en 2019, de nouveaux centres sont déjà ouverts à Strasbourg, Dijon, et Rouen, ainsi qu'un centre dédié à la rétine à Paris Nord. Le développement se poursuit donc sur tout le territoire. Le contrôle qualité a été renforcé : tous les centres sont ISO 9 001 ; une labellisation des pratiques médicales a été mise en place dans le cadre de protocoles organisationnels entre ophtalmologistes et orthoptistes ; enfin, tous les centres ont été audités par le bureau Veritas. Point Vision a également été admis dans le groupe excellence de Bpifrance (banque publique d'investissement), réseau d'entrepreneurs qui partagent de bonnes pratiques.

« Actuellement, je m'investis beaucoup dans l'intégration de l'intelligence artificielle (IA) dans l'ophtalmologie, remarque le Dr François Pelen, cofondateur de Point Vision. De nombreuses sociétés travaillent sur l'intérêt de l'IA dans le dépistage des pathologies rétiniennes. Or, nous disposons d'une très volumineuse base de données anonymisée (plus de 3 millions de patients) respectant toutes les contraintes RGPD (règlement général sur la protection des données) et que peuvent utiliser les chercheurs ». L'objectif de cette collaboration avec des personnes intervenant sur l'IA est d'améliorer la qualité du diagnostic au niveau de la rétine. Le comité scientifique de Point Vision est présidé par le Pr José-Alain Sahel. « C'est un véritable enjeu car beaucoup de données utilisées par l'IA proviennent de pays anglo-saxons et je souhaiterais que soient prises en compte les données européennes. Ainsi, les données recueillies sur une cohorte de 600 000 myopes vont faire l'objet d'une publication sous l'égide du Pr Nicolas Leveziel (CHU Poitiers, Inserm). »

Autre projet d'envergure chez Point Vision, la télémédecine. Il s'agirait de développer, à partir des centres existants, des postes avancés dans des villes de plus petite taille, avec un orthoptiste qui assurerait le dépistage, la mesure de la réfraction, de l'acuité visuelle ; les résultats seraient transmis à un ophtalmologiste qui entrerait en visioconférence avec le patient puis proposerait éventuellement une consultation classique si une anomalie est détectée. Une expérimentation va bientôt débuter, probablement dans les Hauts-de-France.

Entretien avec le Dr François Pelen, ophtalmologiste, cofondateur de Point Vision

Dr Maia Bovard-Gouffrant

Source : Le Quotidien du médecin: 9759