En France, le taux de participation au dépistage organisé (DO) du cancer du sein reste faible, ce qui pourrait s’expliquer en partie par les inégalités sociodémographiques – les femmes vivant dans les zones défavorisées participant moins au DO – et par la pratique du dépistage individuel. « Il apparaît important d’apporter des éléments afin d’améliorer la participation au DO. Nous avons évalué l’apport du DO pour la survie des femmes après un cancer du sein, par comparaison à celles qui réalisent un dépistage individuel (DI) ou aucun dépistage, en prenant en compte le niveau socio-économique », présente la Dr Marie Poiseuil (Inserm équipe Épicène, Bordeaux). Différentes sources de données ont été utilisées (registres de cancers, structures de gestion des DO et SNDS), regroupant des femmes de 50-74 ans (n = 14 196) ayant eu un cancer du sein, dans quatre départements français, entre 2009 et 2015.
Dépistage organisé et gain de survie
Les résultats confirment l’efficacité du DO. Ils montrent un gain de survie significatif à cinq ans chez les femmes qui participaient au DO, avec une probabilité de survie élevée (97 %) quel que soit le niveau social, comparées à celles ayant bénéficié d’un DI (94,1 %) ou n’ayant eu aucun dépistage (78,1 %).
Le DI, bien que moins facilement identifiable dans le contexte français, apporte aussi un bénéfice, mais moindre que le DO. Les femmes non dépistées présentent un excès de mortalité plus important, avec un gradient social qui apparaît dès le diagnostic du cancer : leur survie nette à cinq ans est de 81,5 % dans les zones favorisées vs 71,3 % dans les zones défavorisées.
Les principaux freins à la participation au DO relevés étaient : la réalisation d’un DI, la négligence, mais également le manque d’informations et de compréhension sur le DO du cancer du sein.
Session « Dépistage organisé du cancer du sein : résultats concrets et perspectives »
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